Site web de biodiversité du Canada
www.Canada-Biodiversity.ca
Introduction
Lors de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement en 1992, plus de 156 pays ainsi que l'Union européenne ont signé la Convention sur la diversité biologique (CDB). Cette même année, le Canada a ratifié son engagement à l'égard de la CDB par la préparation de deux documents clés, soit la Stratégie canadienne de la biodiversité et l'Évaluation scientifique de la biodiversité.
Le déclin actuel de la biodiversité mondiale est une question fondamentale, à facettes multiples, qui requiert une prise de décision intégrée ainsi que la mobilisation des particuliers et des organismes. Le Canada, à l'instar de nombreux pays, reconnaît l'importance des enjeux entourant la biodiversité mondiale, notamment les difficultés liées à l'intégration de nombreux enjeux en matière de sciences et de politiques. Alors que certains ont considéré cet engagement comme un exercice visant à établir des accords de collaboration en matière de structures de politique et de gestion, d'autres l'ont vu comme une occasion unique d'intégrer et de partager les observations et les connaissances sur la biodiversité tant sur le terrain, qu'en laboratoire, que dans les établissements d'enseignement.
En 1992, la Smithsonian Institution a lancé un programme mondial d'observation de la biodiversité sous l'égide de l'UNESCO. S'appuyant sur des parcelles uniformes d'un hectare et sur des protocoles de mesure standardisés pour la surveillance multitaxinomique, le réseau mondial d'observation de la biodiversité forestière compte maintenant plus de 500 sites dans plus d'une vingtaine d'endroits partout dans le monde, la majeure partie de ceux-ci étant situés à l'échelle des Amériques.
Cent quatre de ces sites se trouvent au Canada; ensemble, ils constituent le réseau national de sites d'observation de la biodiversité et ils sont situés dans les divers gradients climatiques, chimiques et écologiques. Implantés surtout dans les écosystèmes forestiers méridionaux, ces sites sont aménagés et surveillés initialement grâce au partage des renseignements au sein de la collectivité, parmi les scientifiques et directement avec les décideurs sur le plan national et international.